| Histoire du design |
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Le design est une discipline visant à représenter esthétiquement et concrètement une pensée, un concept ou une intention en tenant compte éventuellement des contraintes fonctionnelles, structurelles, didactiques, symboliques, techniques et productives...
Ces représentations peuvent être tangibles ou virtuelles. Il est d’avantage une conception, une idée, une intention ou un projet pour les Anglo-Saxons. Les français, eux, le considèrent comme une recherche d’harmonie entre formes et fonctions d’objets. En Italie et en Allemagne, il est nettement plus stratégique étant un argument de taille pour valoriser la production.
Naissance et évolution du design Vers le milieu du XIXe siècle, la production industrielle investit tous les domaines de la vie quotidienne, du bâtiment aux objets courants. Ainsi le Crystal Palace par exemple, édifice gigantesque conçu par Joseph Paxton pour l’Exposition universelle de Londres de 1851 : 563 mètres de long sur 263 mètres et haut de 36 mètres, et construit en un temps record de 8 mois à partir d’unités modulaires standardisées, préfabriquées en usine.
Au cours des années 1930, les industriels comprennent rapidement que le design d'un produit est garant de son succès. On mise alors davantage sur le look, sur les formes aérodynamiques, associées à l'idée de modernité. Ainsi naissent de nombreux gadgets domestiques aux profils effilés. Par ailleurs, dans un souci d'économie, les constructeurs de voitures misent, pour leur part, sur la fabrication de modèles peu coûteux. La fameuse Coccinelle de Volkswagen voit le jour en 1936, sur la planche à dessin de Ferdinand Porsche (18751951). Ce sera l'un des plus forts symboles associés à la consommation massive.
Après la Seconde Guerre mondiale, les articles domestiques que l'on retrouve dans la plupart des foyers deviennent des objets culturels. Parce qu'il y a engouement pour ces gadgets nouveaux, des chercheurs tentent de trouver d'autres moyens de fabrication, encore moins chers, encore plus attrayants pour le consommateur. Les découvertes pendant la guerre donnent de bons résultats : les Allemands élaborent la formule d'un caoutchouc artificiel, le BunaS, alors que les Américains inventent le nylon. Dans la foulée, on trouve les processus de fabrication du Plexiglas, du polychlorure de vinyle, du polyester armé de fibre de verre, du polyéthylène, du polystyrène et du polyuréthane. Grâce à ces nouvelles matières, les designers imaginent quantité d'articles pratiques, toujours selon les critères d'un fonctionnalisme dominant, et accessibles à la masse.
À l'approche des années 1970, on revoit les concepts stylistiques du produit. De nouveaux mots d'ordre apparaissent : qualité technique, simplicité stylistique, réduction des formats. C'est l'époque de la miniaturisation qui se dessine, particulièrement pour tout ce qui touche aux domaines de l'électronique et de l'informatique. Puis avec les années 1980 qui succèdent, la guerre au fonctionnalisme se déclare ;désormais on veut retrouver un peu de ce cachet ancien qui animait les objets d'une vie propre. On commence à bouder les articles trop minimalistes, les objets dont la froideur exaspère et démoralise. Un "nouveau design" s'impose dans lequel on tente un alliage entre artisanat et production sérielle. En France, c'est le néobaroque qui triomphe. Bien que l'on continue d'acheter des produits sortant des usines, la volonté de créer des objets ou des styles plus personnalisés permet aux consommateurs de se distinguer plus nettement grâce à ces nouvelles tendances. Toutefois, ce besoin criant d'un retour vers des matériaux qui créent la chaleur, le confort et la solidité marque bien l'attachement de l'être humain à la terre et à la nature qui l'entoure.
Combiné à la conscience de la nécessité d'un recyclage à l'échelle planétaire, ce retour aux sources nous permettra peutêtre d'épurer nos habitudes de consommation et d'investir davantage dans ce qui peut transcender les siècles et diminuer la somme de déchets accumulée année après année.
AFOUS, la beauté de la propreté, Elbouzouki Abderrahim, prix d'encouragement SODEC 2009, INBA. Etymologie, histoire, définition Design, la première variance de ce mot remonte à la renaissance. Le mot disegno, en italien, signifiait à la fois dessin et projet. Il a ensuite été traduit en français par DESSEIN, au XVIIe siècle, tout en conservant son double sens (l’idée et sa représentation). En 1712, le concept de design fidèle au sens de disegno est introduit à la langue anglaise, se distinguant ainsi du mot drawing…et ce n’est que qu’au début du XXe siècle, époque de l’émergence de l’industrialisation, que le mot s’internationalise. Il n’est pas de définition unique et universelle du design. Son sens varie selon les époques, les cultures et les individus. Cependant il peut se traduire comme une forme d’art appliqué voire une discipline totalement autonome. Il est d’avantage une conception, une idée, une intention ou un projet pour les Anglo-Saxons. Les français, eux, le considère comme une recherche d’harmonie entre formes et fonctions d’objets. En Italie et en Allemagne, il est nettement plus stratégique étant un argument de taille pour valoriser la production…
Vers le milieu du XIXe siècle, la production industrielle investit tous les domaines de la vie quotidienne, du bâtiment aux objets courants. Avec ses meubles en bois courbés, construits à partir de composants facilement assemblables par vissage, l’autrichien Michaël Thonet démontre que la production de série peut conjuguer quantité(50 millions de la chaise «bistrot » vendus entre 1859 et 1930) et qualité formelle.
Le Crystal Palace, édifice gigantesque conçu par Joseph Paxton pour l’Exposition universelle de Londres de 1851 : 563 mètres de long sur 263 mètres et haut de 36 mètres, et construit en un temps record de 8 mois à partir
En 1910 la collaboration entre l’architecte Peter Behrens et l’entreprise d’électromécanique AEG donne naissance au premier grand exemple de « design global ». Behrens intervient dans la conception des produits
Evolution du design Au cours des années 1930, les industriels comprennent rapidement que le design d'un produit est garant de son succès. On mise alors davantage sur le look, sur les formes aérodynamiques, associées à l'idée de modernité. Ainsi naissent de nombreux gadgets domestiques aux profils effilés. Par ailleurs, dans un souci d'économie, les constructeurs de voitures misent, pour leur part, sur la fabrication de modèles peu coûteux. La fameuse Coccinelle de Volkswagen voit le jour en 1936, sur la planche à dessin de Ferdinand Porsche (18751951). Ce sera l'un des plus forts symboles associés à la consommation massive.
Après la Seconde Guerre mondiale, les articles domestiques que l'on retrouve dans la plupart des foyers deviennent des objets culturels. Parce qu'il y a engouement pour ces gadgets nouveaux, des chercheurs tentent de trouver d'autres moyens de fabrication, encore moins chers, encore plus attrayants pour le consommateur. Les découvertes pendant la guerre donnent de bons résultats : les Allemands élaborent la formule d'un caoutchouc artificiel, le BunaS, alors que les Américains inventent le nylon. Dans la foulée, on trouve les processus de fabrication du Plexiglas, du polychlorure de vinyle, du polyester armé de fibre de verre, du polyéthylène, du polystyrène et du polyuréthane. Grâce à ces nouvelles matières, les designers imaginent quantité d'articles pratiques, toujours selon les critères d'un fonctionnalisme dominant, et accessibles à la masse.
À l'approche des années 1970, on revoit les concepts stylistiques du produit. De nouveaux mots d'ordre apparaissent : qualité technique, simplicité stylistique, réduction des formats. C'est l'époque de la miniaturisation qui se dessine, particulièrement pour tout ce qui touche aux domaines de l'électronique et de l'informatique. Puis avec les années 1980 qui succèdent, la guerre au fonctionnalisme se déclare ;désormais on veut retrouver un peu de ce cachet ancien qui animait les objets d'une vie propre. On commence à bouder les articles trop minimalistes, les objets dont la froideur exaspère et démoralise. Un "nouveau design" s'impose dans lequel on tente un alliage entre artisanat et production sérielle. En France, c'est le néobaroque qui triomphe. Bien que l'on continue d'acheter des produits sortant des usines, la volonté de créer des objets ou des styles plus personnalisés permet aux consommateurs de se distinguer plus nettement grâce à ces nouvelles tendances. Toutefois, ce besoin criant d'un retour vers des matériaux qui créent la chaleur, le confort et la solidité marque bien l'attachement de l'être humain à la terre et à la nature qui l'entoure.
Combiné à la conscience de la nécessité d'un recyclage à l'échelle planétaire, ce retour aux sources nous permettra peutêtre d'épurer nos habitudes de consommation et d'investir davantage dans ce qui peut transcender les siècles et diminuer la somme de déchets accumulée année après année. |





d’unités modulaires standardisées, préfabriquées en usine.
, redessine le logotype, conçoit les en-têtes de papier à lettres, les affiches publicitaires, l’emballage, et imagine même les nouveaux bâtiments de l’usine berlinoise d’AEG et des cités dans lesquelles sont logés les ouvriers…




